Définir une stratégie d’action est une étape-clé pour sortir de l’alimentation émotionnelle. Cela consiste à choisir à l’avance l’attitude que l’on souhaite adopter, puis à s’exposer progressivement, de façon volontaire, aux situations difficiles pour apprendre à y répondre autrement que par la nourriture.
Comprendre le stress pour mieux agir
Le stress est avant tout une réaction à une situation donnée. Il peut venir de nos propres exigences (perfectionnisme, besoin de tout maîtriser) ou de contraintes extérieures (pression professionnelle, tensions familiales, conflits du quotidien). Certaines situations reviennent souvent et nous épuisent : surcharge de travail imposée, ado apathique, conjoint peu impliqué… Elles génèrent un stress répétitif qui nourrit l’envie de manger pour se calmer.
Reconnaître que l’on est affecté
Le stress correspond à un état émotionnel, mais aussi aux comportements que l’on met en place pour y faire face. Manger pour se consoler en fait souvent partie. Même si nous ne pouvons pas contrôler directement nos émotions, nous pouvons choisir une réponse plus adaptée. Cela demande de ne plus fuir ce que l’on ressent, mais de reconnaître que la situation nous touche. Une fois l’émotion redescendue, il devient plus facile d’anticiper une réponse différente de la compensation alimentaire.
Accepter ses émotions plutôt que les fuir
L’acceptation ne signifie pas se résigner, mais reconnaître franchement ce que l’on ressent : ne plus nier ni minimiser l’émotion, et chercher le message qu’elle porte. Par exemple, la colère peut signaler une injustice ou un manque de respect, la tristesse un sentiment de perte, le dégoût un rejet profond. En identifiant ce message, on peut répondre au besoin réel plutôt que de se tourner automatiquement vers la nourriture.
Décrypter le message de l’émotion
Lorsqu’une émotion forte survient (tristesse, sentiment d’échec, impuissance, dévalorisation de soi, dégoût…), prenez quelques instants pour vous demander : « Qu’est-ce que cette émotion essaie de me dire ? De quoi ai-je vraiment besoin là, maintenant ? » Notez vos réponses pour repérer les schémas qui reviennent.
En cas de conflit : chercher une issue concertée
Face à un conflit relationnel, la bonne réponse dépend de la personne et de la situation. Si vous manquez de confiance en vous, vous opposer frontalement à votre patron risque de paraître agressif et de bloquer le dialogue. Mieux vaut viser une issue concertée : une solution qui tienne compte de vos besoins comme des siens. Réfléchissez à ce qui est réaliste, à vos ressources, et, si besoin, faites-vous accompagner par un collègue de confiance pour ne pas vous sentir seul dans la négociation.
S’entraîner à la solution concertée
Choisissez plusieurs situations de conflit possibles (en couple, avec un ami, un enfant, un voisin, un professionnel). Pour chacune, imaginez ce que serait une solution concertée : ce que vous demanderiez, ce que vous seriez prêt à concéder, et comment vous pourriez formuler les choses sans agressivité. Cet entraînement prépare votre cerveau à d’autres réponses que la fuite… et que la compensation par la nourriture.
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